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"Dix événements météorologiques marquants au
Canada", Environnement Canada, accessible en ligne à
http:// www.ec.gc.ca/ meteo-weather/ default.asp? lang=Fr& n=3318B51C-1
- La pire chute de neige en un jour sur Toronto : le 11
décembre 1944. Une forte tempête hivernale recouvre le
centre-ville de Toronto de 48 cm de neige tandis que des bourrasques
poussent la neige en énormes bancs. Un total de 57,2 cm de
neige tombe en deux jours. En tout, 21 personnes meurent, dont 13 de
surmenage. Des funérailles sont retardées, des femmes
enceintes se rendent à pied à l'hôpital, et aucune
livraison à domicile de lait, de glace ou de combustible ne
s'effectue. Ce qui inquiète particulièrement, c'est que
les usines produisant des munitions pour la guerre doivent fermer
temporairement leurs portes.
- Neige abondante – 1996. Tellement de neige a tombé
durant l'hiver qu'avant même le début de
l'année 1996, bon nombre des villes de l'Ouest et du
Centre du Canada avaient déjà épuisé leur
budget d'enlèvement de la neige. La chute de neige la plus
importante a formé une ceinture en Ontario, de Barrie à
Sault-Sainte-Marie. En maintes occasions, les voitures ont disparu
sous les bancs de neige, les centres de service ont été
transformés en camps de réfugiés, les toitures se
sont effondrées et les écoles ont fermé. Les
réclamations d'assurance pour les trois premiers mois de
1996 ont dépassé de 11 % celles de 1995, alors que
le temps avait été beaucoup moins rigoureux. Au total,
les pertes assurées occasionnées par la
météo ont été estimées à
165 millions de dollars.
- La tempête de neige du siècle à Toronto: du 2
au 15 janvier 1999. Le premier jour de l'hiver, soit le 21
décembre 1998, il n'était tombé que 4 cm de neige
à Toronto, soit la deuxième plus petite quantité
de neige des annales météorologiques de la ville depuis
155 ans. Mais seulement 12 jours plus tard, une série de
tempêtes se sont abattues sur le centre-ville, laissant
derrière elles en moins de deux semaines presque autant de
neige qu'il en tombe en une année. La pire tempête a
frappé le 2 janvier : la majeure partie du sud de
l'Ontario, de Windsor à Kingston, a été ensevelie
sous une couche de 20 à 40 cm de neige et plus de cinq millions
de personnes ont été touchées. Au total, au moins
onze personnes ont perdu la vie dans cette tempête et des
milliers de passagers se sont retrouvés coincés dans les
aéroports de Toronto, un des jours les plus occupés de
l'année. Quatre autres tempêtes ont fait de cette
quinzaine la plus enneigée depuis 1846. La station
météorologique du centre-ville a enregistré les
plus importantes chutes de neige d'un mois de janvier (118,4 cm) et la
plus importante couverture de neige au sol des annales (65 cm).
Le maire de Toronto a appelé l'armée à la
rescousse et 400 militaires sont arrivés en ville. Les renforts
civils, notamment 100 vieux chasse-neige de
l'Île-du-Prince-Édouard, ont permis d'enlever du
centre-ville un million de tonnes de neige. La facture totale du
déneigement de Toronto a atteint 70 millions $, plus de deux
fois le montant prévu au budget pour toute l'année. De
plus, la ville a perdu près de 2 millions $ de revenus
provenant des amendes de stationnement. Si les Torontois se
démenaient avec des tas de neige aussi hauts que les autobus et
pataugeaient dans une neige fondante qui leur remplissait les bottes,
le reste du Canada semblait se réjouir du sort de la grande
ville, l'interpellant d'un océan à l'autre
: «Voyons, Toronto ! Vous êtes au Canada et c'est
l'hiver!»
- Interminable hiver – 2001. Au centre-ville de Toronto, la
disparition des dernières traces de neige au premier jour du
printemps a marqué la fin d'une période d'enneigement de
104 jours; la plus longue jamais enregistrée en 130 ans.
- La première grosse tempête de l'hiver – 2002.
Le 31 janvier, une tempête mortelle a touché le sud-ouest
de l'Ontario avec un mélange de neige, de grésil, de
pluie verglaçante et de pluie. Des vents forts avec des rafales
atteignant 110 km/ h et un refroidissement rapide ont transformé
la région en patinoire. La Police provinciale de l'Ontario a
fermé l'Autoroute 401 en direction est près de
London après qu'un camion chargé de plus de 35 tonnes de
pommes se soit renversé. Les vents violents ont abattu des
lignes électriques et des arbres. Dans la région de
Sudbury, la chute de neige a atteint 20 cm et la température a
plongé à -20°. De nombreux vols vers les
régions du Nord ont été cloués au sol ou
retardés. Cinq décès dans la province ont
été attribués directement à cette
tempête.
- Des vents débridés en hiver – 2002. Le 9 mars,
une forte tempête a sévi pendant la fin de semaine avec
des rafales à 138 km/ h qui ont frappé le sud de
l'Ontario. Le vent a arraché des pancartes de signalisation,
cassé des branches d'arbre et provoqué des pannes de
courant et des accidents. La température a chuté de
21° à -7° C en quelques heures. Des rafales de
neige ont aggravé la situation, créant des voiles
blancs. À Toronto, les débris jonchant certaines rues de
la ville ont rendu la circulation difficile. En dehors de la ville,
100 000 maisons ont été privées de
courant après que huit pylônes de ligne
électrique se soient brisés. Les employés des
services publics de Kingston ont déclaré qu'il
s'agissait de la pire tempête de vent en une douzaine
d'années. Dans la région de Waterloo, des voiles blancs
aveuglants et des torrents de pluie ont provoqué des pannes de
courant, déraciné plusieurs arbres, abîmé
des maisons et déclenché de fausses alarmes.
- Les pires journées de l'hiver - 2005.
Le 22 janvier, un puissant clipper albertain a balayé le sud de
l'Ontario et apporté des blizzards traîtres, des voiles
blancs aveuglants et des refroidissements éoliens dangereusement
bas. Les chutes de neige les plus importantes ont été
enregistrées près de la pointe ouest du lac Ontario,
où les vents de l'Est ont soufflé des bourrasques d'effet
de lac. La poudrerie a créé de larges courants de
dérive et réduit à presque zéro la
visibilité. La PPO a signalé plus de 800 accidents,
surtout dans la région de Toronto et de Niagara, et des passages
de l'autoroute 401 ont été fermés en raison de
voiles blancs et de glace noire.
Quelques jours plus tard, une masse d'air arctique a envahi l'Ontario et
fait chuter les températures sous les -25°C dans les
régions de la province les plus au sud. C'était le
début de la période la plus froide de l'hiver. À
Kitchener-Waterloo, les températures ont plongé à
-31.1°C, une des journées les plus froides de son histoire
Chatham, un sans-abri a souffert d'hypothermie après avoir
été piégé dans une boîte de dons de
vêtements dans laquelle il s'était réfugié
pour se protéger du froid. Elle s'est renversée,
l'emprisonnant à l'intérieur. Le lendemain matin, une
personne a entendu ses appels à l'aide. Une femme est
également morte d'hypothermie dans un ruisseau de
Tilbury.À Ottawa, le froid de canard a fait des ravages dans les
conduites d'eau et sur les routes. Le refroidissement éolien de
-40 a aussi engendré un engorgement dans les refuges pour
sans-abri dans les grandes villes.
- Les tempêtes de neige d'avril prolongent l'hiver - 2005.
Une tempête tardive le jour du Poisson d'avril a laissé 35
cm de lourde neige mouillée sur le sud de l'Ontario et 50 mm de
pluie. Elle était accompagnée de vents du Nord-Est
soufflant entre 50 et 80 km/ h. Le souffle de cette température
d'hiver a créé des embouteillages monstres dans le sud de
l'Ontario. Les précipitations mixtes ont provoqué 500
accidents. De plus, l'orage a rompu des lignes électriques dans
plusieurs secteurs du sud de l'Ontario, privant des milliers de
personnes d'électricité. La péninsule du Niagara a
reçu les précipitations les plus importantes Kingston et
à Ottawa, de nombreux citoyens ont dû faire face à
des sous-sols inondés à la suite des pluies records et
d'une généreuse fonte des neiges.
Les 23 et 24 avril, le printemps s'est terminé brutalement avec
l'arrivée des neiges mouillées et des vents violents qui
ont balayé le sud-ouest de l'Ontario. Les résidents de
London, Windsor, Wiarton et d'autres municipalités de l'ouest de
l'Ontario se sont réveillés sous une couverture blanche,
leur rappelant que même si le printemps était arrivé
depuis déjà un mois, l'hiver rôdait toujours. La
bizarre tempête de fin de la semaine qui s'est abattue sur la
région de London a provoqué une panne
d'électricité et fait des ravages sur les routes. La neige
abondante a fait ployer les branches des arbres et privé
d'électricité les habitants de 19 000 demeures, dont la
majorité du nord-ouest de London jusqu'à Grand Bend.
- Windsor - Nouvelle ceinture de neige de l'Ontario - 2005.
On parle souvent de Windsor comme la « ceinture de bananes du
Canada » et l'une des villes où les averses de neige sont
les moins abondantes de l'est du Canada. Pas cette année! De
novembre 2004 à avril 2005, de généreuses
précipitations neigeuses se sont abattues sur Windsor,
s'élevant à 225,5 cm, un record fracassant - environ 100
cm de plus que l'accumulation normale de neige en hiver. Le record
précédent était de 199,6 cm en 1969-1970. Vers le
milieu de l'hiver, les résidents de Windsor savaient
déjà que quelque chose d'exceptionnel était en
train de se produire. Les quincailleries avaient vendu deux fois plus de
sels de voirie et de pelles qu'à l'ordinaire. Vers la fin mars,
le record de précipitations neigeuses était en voie
d'être atteint, mais puisque la saison hivernale était
presque terminée, ce record pour lequel la majorité des
citoyens se réjouissaient semblait déjà hors
d'atteinte. Toutefois, l'hiver refusait de mourir. Une tempête de
neige printanière exceptionnelle s'est abattue sur Windsor les 23
et 24 avril, faisant cadeau à la ville du record d'hiver le plus
enneigé de son histoire. Comme bonus, la ville pouvait se vanter
du mois d'avril le plus enneigé de son histoire, avec un total de
31,6 cm.
- Neige ininterrompue - 2006. Les 5 et 6 février, des bourrasques
de neige intenses et continues ont soufflé pendant 48 heures sur
le sud-ouest de l'Ontario. La tempête a entraîné la
fermeture d'autoroutes, renversé des arbres et des lignes
électriques et laissé des milliers d'abonnés
d'Hydro sans électricité. À Listowel, des pannes
d'électricité ont eu lieu environ 24 fois en 24 heures.
Beaucoup de résidants sans électricité n'ont pu
regarder le Super Bowl. Un rayon de 100 kilomètres autour d'Owen
Sound a été la région la plus touchée; la
police a signalé de nombreux accidents de la route, des
écoles fermées, et le service d'autobus a
été annulé. Plus de 60 cm de neige sont
tombés dans certains secteurs. Le mauvais temps a
entraîné la fermeture de régions rurales et de
petites villes pendant des jours. Les plus âgés n'avaient
jamais connu une telle tempête.
- Une tempête d'hiver complete - 2006. Une vaste tempête, bien
que sans grande force, s'est abattue sur des régions du sud de
l'Ontario et du Québec, de Windsor vers le nord à Sudbury
et vers l'est à Gaspé les 16 et 17 février. La
tempête a eu un impact énorme parce qu'elle s'est
caractérisée par un éventail de conditions
météorologiques particulièrement mauvaises : des
vents forts, un gel soudain, un refroidissement éolien brutal, de
la glace noire, des voiles blancs et de la poudrerie, un rare orage
d'hiver et une incroyable gamme de types de précipitations - de
la pluie, de la pluie verglaçante, de la neige mouillée,
des grêlons et une mixture congelée de tout ce qui
précède. Le mauvais temps a provoqué des accidents
de multiples véhicules, tuant au moins cinq personnes et laissant
les routes jonchées de voitures et de camions accidentés.
Le pire des accidents en chaîne est survenu sur l'autoroute 417,
juste à l'est d'Ottawa, où quatre personnes ont
été tuées. Quelque 37 véhicules, dont
plusieurs camions gros porteurs, se sont emboutis les uns les autres sur
des routes glacées, poussés par des vents forts et de la
poudrerie. La police a qualifié le mur de neige d'"ultime voile
blanc". Dans l'ouest du Québec, un gel soudain, avec une chute de
température de 15 degrés en trois heures, atteignant
–40 avec le refroidissement éolien, accompagné de
pluie verglaçante et de voiles blancs, a rendu les surfaces
traîtresses. Un homme a été tué dans une
autre collision en chaîne à quelque 50 km au nord-est de
Montréal. Au total, 80 personnes ont été
traitées pour des blessures subies lors de ce que les policiers
ont appelé le pire accident de la route de l'histoire du
Québec. Hydro-Québec a signalé des pannes dans 157
000 foyers et a déclaré que c'était la pire
journée d'interruptions du courant attribuable au temps depuis la
tempête de verglas de 1998. Les vents ont atteint une
vélocité de 110 km/ h, poussant un train de marchandise
hors de ses rails, et arrachant une section du toit d'une école.
- Tempête de neige bizarre du vendredi 13 - 2006. Une forte
tempête de neige survenue le vendredi 13 octobre a recouvert des
collectivités de la péninsule du Niagara en Ontario de 30
à 50 cm de neige mouillée. Cette averse surprise de neige
a forcé la fermeture du Peace Bridge traversant vers les
États-Unis. Les administrateurs de Fort Erie et Port Colborne ont
déclaré l'état d'urgence. La lourde neige et les
forts vents soufflant jusqu'à 90 km/ h ont fait que des branches
chargées de feuilles et de neige se soient brisées sur des
lignes électriques, laissant plus de 155 000 abonnés sans
électricité. Dans certains secteurs de panne, il a fallu
jusqu'à cinq jours pour rétablir le courant. Une telle
quantité de neige si tôt dans l'année était
un événement historique. Fort Erie n'avait jamais,
auparavant, reçu d'averses de neige avant un 13 octobre, et
l'averse antérieure la plus lourde n'avait laissé qu'une
maigre couche de 4,5 cm d'épaisseur, le 31 octobre 1993. En une
journée, c'est devenu l'averse de neige la plus précoce et
la plus abondante jamais tombée en octobre. À Welland,
dont les annales météorologiques remontent à 1872,
la journée la plus enneigée avant le 13 octobre avait vu
s'accumuler 10,4 cm, le 11 octobre 1906. La plus importante accumulation
d'octobre en une seule journée avait été de 20,3
cm, le 31 octobre 1873. Pour revenir à 2006, la pluie, cette
nuit-là, a donné aux malheureuses équipes de
dépannage du service hydroélectrique l'impression
d'être des rats noyés. La température, le lendemain
après-midi, a atteint 8 °C, amenant une nouvelle série
de problèmes causés par les bassins de neige fondue, les
inondations localisées et les refoulements d'égouts.
- De
la neige seulement pour London - 2006.
Tout London s'est mis à pelleter à la suite de l'une
des pires tempêtes de neige de l'histoire les 7 et 8 décembre.
Plus de 40 cm de neige ont recouvert la ville en moins de 24 heures
dans une tempête de neige habituelle d'effet de lac. Des
rapports non-officieux ont signalé un surplus de 65 cm dans la
ville, mais les abords de la ville avaient reçu moins de
neige. London a enregistré sa première " journée
de neige " en 25 ans, et les commerces ont également
fermé pour la journée.
-
Un
hiver manqué - ou presque!
- 2007.
En raison d'un courant continu en provenance du sud et de l'ouest,
une bonne partie du Canada a connu un début d'hiver
incroyablement doux. Jusqu'à la troisième semaine de
janvier, les températures hivernales s'apparentaient
davantage à celles attendues à l'automne et au
printemps. Dans la région du Niagara, les producteurs de vin
de glace ont vu, malgré eux, les oiseaux déguster
leurs raisins.
Le
début de l'hiver, en décembre 2006, a été
extraordinairement doux à l'échelle du Canada,
établissant ainsi le record de l'hiver le plus chaud des six
dernières années. Au premier jour officiel de l'hiver,
la plupart des habitants de l'est n'avaient toujours pas connu de
froid ou de neige dignes du nom. On relevait moins d'un centimètre
de neige à Toronto
Il
faisait même trop chaud pour produire de la fausse neige. Une
fonte prolongée en janvier a donné un coup dur aux
opérateurs de stations de ski ontariennes. Les centres de
villégiature Blue Mountain ont licencié 1 300 employés
saisonniers et à temps partiel pendant plus de trois semaines.
C'était la première fois que l'établissement
était obligé de fermer ses portes après
l'ouverture pour la saison. En raison d'autant de temps doux, un
nombre important de souris, de chauve-souris, de rats et d'autres
ravageurs étaient occupés à se reproduire, et
non à dormir. Même les grenouilles, les mouches et les
abeilles étaient de la partie. Les animaux africains du zoo de
Toronto passaient des heures à l'extérieur. On
croyait bien que l'hiver avait été annulé. Les
détaillants en difficulté contemplaient des ventes
stagnantes de caleçons longs et des stocks pleins de pelles et
de bottes d'hiver. La bonne nouvelle, c'était que le temps
doux se traduisait par des factures de chauffage réduites. Au
cours de la première moitié de l'hiver, les Ontariens
et les Québécois ont économisé de 15 à
20 p. 100 sur leurs factures de chauffage. Les municipalités
ont économisé des millions de dollars en frais de
déneigement et ont envoyé leurs employés réparer
les nids-de-poule. La température de l'air étant plus
caractéristique du mois d'avril que de celui du mois de
janvier et le sol n'étant pas gelé, les travailleurs
de la construction ont pu travailler plus longtemps dans des
conditions anormalement chaudes pour la saison. Le personnel
paramédical a rapporté un nombre inférieur de
cas d'engelures et d'hypothermie. Sans compter qu'il ne faisait
pas assez froid et qu'il n'y avait pas assez de neige pour causer
des crises d'attaque en raison de la météo.
Outre
les régions à l'abri direct des Grands Lacs, la
quantité totale de neige pour la saison n'avait rien
d'impressionnant. À Toronto, on a reçu seulement 60,3
cm de neige, la deuxième plus petite accumulation de son
histoire, comparativement à une normale de 115,4 cm.
L'Île-du-Prince-Édouard a battu un record de tous les
temps au chapitre des plus faibles précipitations de neige. À
la fin de février, Charlottetown avait reçu un peu plus
de 100 cm (soit 46 p. 100 de la quantité habituelle). Halifax
et Sydney, en Nouvelle Écosse, et Moncton, au
Nouveau-Brunswick, ont également reçu la moitié
de la neige habituellement tombée à la fin de février.
Dans le cas de Montréal, sans doute la grande ville la plus
enneigée au monde, elle n'a reçu que 56 p. 100 de sa
chute habituelle pour la période d'octobre à février.
En
fin de compte, l'hiver est bien arrivé dans l'Est. Au
cours de la deuxième moitié de janvier, l'air froid
de l'Arctique s'est infiltré, peu à peu, dans les
régions du centre et de l'est du Canada. Nous avons connu
l'arrivée la plus tardive de l'hiver de l'histoire de
l'Est canadien. La première tempête hivernale, bien
que deux mois en retard, a créé le chaos de circulation
habituel pour une première tempête, elle a retardé
des vols et forcé des annulations, elle a causé des
chutes, a paralysé des autobus scolaires et a justifié
de longues périodes d'attente pour les remorqueuses et les
réanimations de batterie. Le 20 janvier, Montréal a
reçu sa première chute de neige importante, soit 20 cm.
Tout au long de la journée, des centaines de sorties de route
et des centaines d'accrochages ont été enregistrées
alors que la neige recouvrait le sud du Québec. Si le froid
hivernal a mis du temps à arriver, une fois rendu, il s'est
installé pendant quelques semaines. Au 18 février,
Toronto comptait 30 jours consécutifs sous le point de
congélation. Le froid a causé le gel et le bris de
milliers de conduites résidentielles et municipales. Pour les
personnes qui ont fait preuve de patience afin de créer leur
propre patinoire dans la cour, ces six semaines se sont avérées
les meilleures - aucune fonte.
En
résumé, l'hiver dans l'Est a duré environ
six semaines - ce qui est loin des six mois dont on a souvent
l'impression.
- Enfin
la neige - mais que de neige!
- 2007. À
Sault Ste. Marie, plus de 100 cm sont tombés au cours des dix
premiers jours de février, dont deux blizzards de 24 heures
record à trois jours de distance. De l'air arctique glacial
a traversé les eaux encore tièdes du lac Supérieur
et il en est résulté une machine à neige
perpétuelle durant plusieurs jours. Plus au sud, dans les
ceintures de neige de la baie Georgienne et du lac Huron, d'aucuns
ont prétendu que c'était trop de neige trop tard.
Certains endroits ont été ensevelis sous le plus épais
manteau de neige jamais tombé en février, ce qui, par
moments, a empêché les skieurs de se rendre jusqu'aux
pistes de ski.
- Voile
blanc et violent accident de la route à Cobourg
- 2007. Le
1er février, deux personnes furent tuées et une
douzaine d'autres blessées lors d'un gigantesque
carambolage dans les voies de l'autoroute 401 en direction est,
près de Cobourg. L'accident força la fermeture de la
route dans les deux directions. Au moins trois camions de transport
et 15 véhicules s'emboutirent les uns les autres le long de
la voie enneigée vers 12 h 20. La chaleur intolérable
provenant d'un camion-citerne en feu empêcha tout d'abord
les ambulanciers paramédicaux de se rendre sur les lieux. Les
accrochages multiples se produisirent alors qu'un voile blanc et
des bourrasques de neige sévissaient près du lac
Ontario.
- La
terrible tempête de la Saint-Valentin
- 2007. Une
tempête d'hiver majeure s'étendant sur la moitié
de l'Amérique du Nord a occasionné une série
d'intempéries, allant des terribles tornades en Louisiane aux
chutes de neige colossales dans le sud du Québec, le tout
accompagné d'une bonne quantité de pluie, de pluie
verglaçante, de grésil et d'un refroidissement éolien
mordant. Cette puissante tempête hivernale s'est abattue sur
l'Ontario et le Québec avant et pendant la Saint-Valentin.
Les écoles ont dû fermer et bien des autos et des
camions ont pris le fossé. À Toronto, Ottawa et
Montréal, le mauvais temps a entraîné
d'innombrables délais et annulations de vols, à
destination de grandes villes américaines dans la plupart des
cas.
Hamilton-Burlington,
en Ontario, a été la région la plus touchée
par la tempête, car un vent froid soufflant sur les eaux
chaudes du lac a poussé les chutes de neige directement sur
l'extrémité ouest du lac Ontario. Il est tombé
de 40 à 70 cm de neige dans cette zone. Environnement Canada a
enregistré une accumulation de 30,4 cm le 13 février,
faisant de cette journée le record de neige en février,
et une accumulation de 16 cm le lendemain pour battre le record le
neige jamais atteint le jour de la Saint-Valentin. Cette combinaison
a permis à Hamilton de connaître les chutes de neige
record de son histoire en deux journées. La tempête a
causé près de 1 000 accidents dans le sud de l'Ontario,
y compris un carambolage de 70 véhicules près
d'Ancaster. Plus de 3 000 appels ont été effectués
auprès des services de dépannage routier, la plupart du
temps pour dégager des véhicules pris dans les bancs de
neige et réparer des crevaisons.
- Un
mois de mars qui commence en lion
- 2007. La
première semaine de mars amena avec elle une tempête
qui fit rage de Winsdor à Ottawa. On eut droit à tous
les types de temps : neige abondante, grésil, pluie, pluie
verglaçante ainsi qu'un peu de tonnerre et d'éclairs
pour faire bonne mesure. Pour empirer encore les choses, de forts
vents soufflant en rafale rabattaient la mixture cinglante dans les
visages des piétons et réduisaient la visibilité
des automobilistes à zéro. Ceux qui avaient opté
pour les transports en commun devaient supporter une longue attente
et il leur fallait trois heures pour effectuer un trajet de 30
minutes. Le mauvais temps retarda ou obligea à annuler plus
de 100 vols à l'Aéroport international Lester B.
Pearson de Toronto. Les élèves habitant des zones
rurales de l'Ontario restèrent à la maison, aucun
autobus ne circulant. Les écoles de Kingston fermèrent
pour la troisième fois seulement au cours des trente
dernières années. La piste de course Woodbine de
Toronto annula les courses prévues en soirée et
l'Université de Toronto ferma ses portes. Même Pizza
Pizza ne fut plus en mesure de garantir un délai de
livraison! Les endroits les plus durement touchés furent
Clinton, Strathroy et Walkerton, localité près de
laquelle deux enfants perdirent la vie et leur mère fut
grièvement blessée au cours d'un terrible accident
de la route dû à la tempête. Des vents violents
et la couche épaisse de glace qui recouvrait tout
provoquèrent l'effondrement de douzaines de poteaux
d'électricité, plongeant environ 80 000 clients dans
l'obscurité. Certaines localités demeurèrent
privées d'électricité pendant près
d'une semaine.
- Voiles
blancs sur l'autoroute 400
- 2007. Le
5 mars, des vents puissants soulevèrent de la neige ancienne
et nouvelle en voiles blancs aveuglants au nord de Toronto,
obstruant des tronçons de l'autoroute 400 entre Toronto et
Barrie. Un carambolage en chaîne impliqua 75 voitures,
camions, semi remorques et un autobus-casino. Les sauveteurs
s'efforcèrent pendant des heures de libérer deux
hommes prisonniers de l'acier tordu. Les routes rurales étaient
extrêmement glissantes et obstruées par de hauts bancs
de neige produits par de violents coups de vents et du blizzard. Les
autorités ordonnèrent l'arrêt du service
d'autobus scolaire, obligeant les parents à aller chercher
leurs enfants. Même des chasse-neige quittèrent la
route.
- Premier
coup de griffe de l'hiver
- 2007. La
pluie verglaçante et la neige sont en partie responsables de
deux décès survenus sur la route le 22 novembre, alors
que la première grosse tempête de l'hiver s'abattait
sur le sud. Il se produisit au moins un accrochage par minute au
cours de l'heure de pointe du matin, ce qui n'était pas
inhabituel pour une première tempête d'hiver. La
conjugaison de pluie verglaçante, de neige et de grésil
dans une masse d'air arctique provoqua le chaos sur les routes,
obligeant à fermer temporairement plusieurs voies de
circulation importantes. Plusieurs conseils scolaires du nord et de
l'est de Toronto annulèrent le transport par autobus.
Toronto prit la mesure inhabituelle d'émettre un
avertissement de très grand froid, craignant que les
sans-abri ne se soient pas encore acclimatés aux températures
inférieures au point de congélation.
- Conditions
météorologiques préhivernales chaotiques -
2007. Le
3 décembre, l'Ontario affrontait sa première grosse
tempête de l'hiver formée d'un affreux mélange
de neige, de pluie verglaçante, de grésil et de pluie.
Il est tombé 60 cm
de neige sur London au cours de la tempête initiale et
d'interminables bourrasques de vent dues à la proximité
du lac se sont formées pendant les quelques jours qui ont
suivi la tempête. Des milliers d'étudiants sont restés
à la maison pendant deux jours en raison des routes glacées
et des bourrasques de neige qui rendaient les déplacements
périlleux, surtout dans le nord de London. Près de 200
conducteurs de la région de London se sont présentés
à un centre de rapport des collisions de la localité
le 3 décembre, la pire journée entre toutes,
établissant un nouveau record en ce qui concerne le nombre
d'accidents de voiture. À Ottawa il est tombé 24 cm
de neige en 24 heures.
- Un
hiver interminable
-
2008. L'Ontario
(et le Québec) ont subi l'un des hivers les plus longs et les
plus enneigés depuis des années. À certains
moments, même les amateurs de neige en avaient assez et
attendaient le printemps avec impatience. Chaque hiver a son lot de
neige au sol pendant des semaines, mais ce n'est pas tous les hivers
qu'il neige presque chaque jour. L'hiver 2007 2008 s'est caractérisé
par la quantité de neige et le nombre record d'averses de
neige. La région du bassin des Grands Lacs et du Saint
Laurent a enregistré son troisième hiver avec le plus
de précipitations en 61 années, la plupart étant
tombées sous forme de neige. Dans les endroits où l'on
a enregistré plus de 500 cm de neige figurent notamment
Muskoka (558 cm). À d'autres endroits, on a enregistré
de nouveaux records saisonniers de chute de neige, dont Trenton
(270,8 cm), Kitchener-Waterloo (251,9 cm), et l'aéroport
municipal de Toronto Buttonville (250,8 cm).
Les
millions de personnes vivant à Montréal, à
Ottawa et à Toronto ont été à un ou deux
flocons de neige de battre des records. On peut affirmer que près
de la fin de l'hiver, la plupart des citoyens fatigués de la
neige ont commencé à espérer en silence une ou
deux autres chutes de neige simplement pour qu'une nouvelle marque
soit établie, comme si atteindre un record météorologique
avait pu justifier les plaintes sans fin pour l'hiver d'enfer. Mais,
dame Nature a eu le dernier mot. Le total des chutes de neige à
Toronto a été de 194 cm, seulement 13 cm de
moins que le record établi il y a 70 ans. Avec une
remontée impressionnante, le troisième hiver le plus
enneigé de Toronto a suivi le deuxième hiver le moins
enneigé, la différence étant de 60 cm
seulement. Malheureusement, il a fallu endurer toute cette neige et
on n'a même pas eu de quoi se vanter au bout du compte!
Ottawa
a reçu la quantité de neige la plus remarquable,
c'est-à-dire 432 cm. On a manqué de 12 le
vénérable record de 444,6 cm de neige en 1970
1971, un événement qui d'après certains survient
une fois par millénaire. Les Ottaviens et les Ottaviennes
n'ont pas vu la terre pendant 143 jours consécutifs, soit
du 21 novembre au 11 avril. Il s'agit de la période la
plus longue enregistrée, qui éclipse de quatre jours la
période de 139 jours d'enneigement en 1970. Moins d'une
semaine avant le premier jour du printemps, l'accumulation de neige
au sol dans la capitale nationale était la plus grande de la
saison avec 87 cm. Pendant une période particulièrement
rude de quatre jours en mars, la ville a été ensevelie
sous 73,2 cm de neige. Même si le mois le plus enneigé
de l'histoire a eu lieu en 1970 1971 (159,5 cm en février),
Ottawa a enregistré ses deuxième et troisième
mois les plus enneigés cet hiver (121,0 cm en décembre
et 113,4 en mars).
Toute
cette neige a rendu l'année difficile pour ce qui est du
déneigement. Les décharges à neige étaient
pleines, et les agents des départements municipaux et des
ministères provinciaux responsables des routes ont commencé
à rationner le sel et le sable en février. Les
détaillants ont vendu tous leurs stocks de pelles et de sacs
de sel tôt dans la saison. En raison de tout ce pelletage et de
ce déneigement suivant « la bonne vieille
méthode », il y a eu une augmentation de 60 p. 100
des blessures musculo squelettiques. Par ailleurs, des centaines de
Canadiens et de Canadiennes impulsifs ont voulu une pause au soleil
et dans le sable, et les agents de voyage ont annoncé la
saison la plus occupée depuis des décennies. Même
les chevreuils et les orignaux en avaient assez de fouiller sous
l'épaisse neige accumulée pour trouver de la
nourriture. On a vu davantage de chevreuils dans les arrière
cours et aux intersections, ce qui les rendait encore plus
vulnérables aux prédateurs.
- Un
amas de ferraille sur l'autoroute 400 -
2008. Le
20 janvier, une bourrasque très localisée a
transformé l'autoroute 400, au nord de Toronto, en
stationnement rempli de métal tordu, emprisonnant plusieurs
personnes dans leur véhicule par un froid de canard. Plus de
100 véhicules ont été impliqués dans des
carambolages causés par des voiles blancs aveuglants, créés
par des rafales. Il neigeait à une telle intensité que
les conditions ressemblaient à celles d'un brouillard épais.
Des dizaines de personnes ont subi des blessures lors des
collisions, mais aucun décès n'est survenu, notamment
parce que la mauvaise visibilité avait déjà
forcé les conducteurs à ralentir. Des autobus ont été
envoyés pour ramener les prisonniers du froid, frigorifiés
par la température inférieure au point de congélation,
refroidie encore plus par les vents violents.
- Des
pannes d'électricité à la grandeur de la
province -
2008. À
la fin de janvier, un cocktail de froid hivernal mordant, de vents
forts et de conditions de voile blanc a privé d'électricité
quelque 90 000 clients d'Hydro One dans le sud et le centre de
l'Ontario. Les vents les plus forts, soufflant à 126 km/h,
ont été enregistrés à Port Colborne,
dans la région du Niagara. La neige et des vents violents ont
entraîné la fermeture de la majeure partie de Sault
Ste. Marie, touchant les écoles, les centres communautaires,
les centres commerciaux, les transports en commun et les
restaurants. Au nord de London, des vents violents ont déraciné
des arbres, arraché des lignes électriques et provoqué
nombre de voiles blancs et de fermetures de routes. Les vagues dans
les eaux libres du bassin de l'est du lac Érié ont
atteint jusqu'à 6 m de hauteur. À Crystal Beach,
des vagues fouettées par le vent ont précipité
de l'eau et des morceaux de glace venant de la rive, dont certains
mesuraient jusqu'à un mètre de diamètre, à
travers des fenêtres de salon.
- La
tempête de la marmotte
- 2008. À
la suite du passage d'un front froid très vif le 1er février,
une autre tempête d'hiver « d'antan » est survenue
le lendemain, soit le jour de la marmotte, et a fait déferler
30 cm de neige, de pluie verglaçante, de grésil et de
rafales de 70 km/h sur une grande partie du sud et de l'est de
l'Ontario, à une température inférieure au
point de congélation. La Police provinciale de l'Ontario est
intervenue lors de centaines de collisions mineures survenues sur
les routes de la région, dont la vaste majorité était
des pertes de contrôle entraînant une seule voiture dans
un fossé ou sur une glissière de sécurité.
La tempête a causé l'annulation de plus de 150 vols à
l'aéroport international Pearson de Toronto.
- Une
tempête d'hiver la veille de l'Halloween -
2008. Deux
jours avant la fin d'octobre, des milliers de résidents de
l'Ontario et du Québec se sont réveillés dans
10 à 20 cm de neige mouillée, balayée par
des vents forts. La tempête a été causée
par une violente tempête du nord est touchant la côte
est des États-Unis et traînant une masse d'air arctique
sur les Grands Lacs. Les conditions routières étaient
hasardeuses en raison de la visibilité nulle. Cependant, les
conducteurs ont semblé faire preuve d'une prudence étonnante
durant cette première tempête hivernale. Les vents
violents et la neige lourde recouvrant les arbres encore feuillus
ont endommagé les lignes électriques de l'est de
l'Ontario.
- Des
rafales d'effet de lac bloquent des automobilistes près de
London
-
2008. De
la neige jusqu'à la taille et des conditions routières
extrêmes ont touché un tronçon de route entre
London et Sarnia le 21 novembre. Des dizaines d'automobilistes ont
été bloqués sur la route et forcés de se
cantonner pour y passer la nuit. Les services de police ont eu
recours à des motoneiges et à des véhicules
tout terrain pour rejoindre les victimes. Entre 50 et 70 cm de
neige sont tombés sur le lac Huron, ensevelissant les
voitures et les résidents dans un mini blizzard d'effet de
lac classique. Plusieurs routes, qui étaient bloquées
par les véhicules immobilisés et la neige transportée
par le vent, étaient impraticables. La bourrasque locale a
occasionné 12 heures de voile blanc et des accumulations de
neige d'un mètre d'épaisseur. Près de London,
une chute de près de 25 cm de neige a créé
un chaos dans le corridor routier de la 401, mais ce n'était
rien comparativement au fouillis survenu près de Strathroy, à
l'ouest de London.
- Pas
de neige en mars
- 2009. Après
avoir enduré un hiver particulièrement pénible
dans la neige et la gadoue et sous les rafales, la ville de Hamilton
a été récompensée par un mois mars
complètement exempt de neige et par le plus faible
enneigement printanier jamais enregistré. L'enneigement
total de mars à mai s'élevait à 5,0 cm de
neige, toute tombée en avril. Le précédent
printemps le moins enneigé remontait à 1988, avec 8,8
cm. En fait, aucune précipitation mesurable de neige n'a
été observée du 23 février au 6 avril,
soit pendant 42 journées consécutives du milieu à
la fin de l'hiver. Les villes de London, Kitchener et Toronto ont
aussi été pratiquement épargnées par la
neige, avec 1,8 cm, 2,2 cm et 0,6 cm respectivement.
- Absence
de neige à Toronto
- 2009. Pendant
un mois de novembre inhabituellement doux et sans orage à
Toronto, aucun flocon de neige n'est tombé à un site
d'observation météorologique. C'était le
premier novembre sans neige observé depuis l'année
1937 à l'aéroport international Lester B. Pearson
Toronto. Fait encore plus remarquable, pour la toute première
fois, absolument aucune trace de neige (moins de 0,2 cm) n'a été
détectée à la station d'observation du centre
ville, la plus ancienne du Canada, où l'on a commencé
à mesurer les chutes de neige en 1847. Il s'en est
toutefois fallu de peu puisque moins de deux heures après la
fin de novembre, une averse de neige a donné à
l'aéroport Pearson un premier avant-goût de l'hiver.
- Tempête
de neige d'effet de lac classique
- 2009. Le
10 décembre, pendant que les résidants de l'Ontario
et du Québec pelletaient pour se dégager de la
première grande chute de neige de la saison, les vents froids
de l'ouest se levaient au-dessus des eaux relativement chaudes de
la baie Georgienne et du lac Huron. De violentes bourrasques de
neige se sont engouffrées dans des corridors de 30 kilomètres
de largeur traversant Muskoka et Haliburton. Les bourrasques
monstres ont soufflé sans trêve pendant deux jours et
déversé entre 50 et 125 centimètres de neige
sur les agglomérations limitrophes des lacs du côté
des vents. Pourtant, à 20 kilomètres à peine de
chaque côté des corridors, les averses de neige n'ont
donné que peu d'accumulation. Les chutes de neige
abondantes et les vents forts ont réduit la visibilité
à zéro et obligé les autorités de
Huntsville et de Bracebridge à déclarer un sinistre
lié à la neige : le premier depuis 40 ans selon les
résidants de longue date.
L’information ci-dessous provient de la base de
données canadienne sur les désastres (version 4.0),
produite par le Bureau de la protection des infrastructures
essentielles et de la protection civile (BPIEPC).
Accessible en ligne à: http:// www.securitepublique.gc.ca/ res/ em/ cdd/ index-fra.aspx
Tout événement qui a des répercussions
directes sur les Canadiennes et les Canadiens peut être inclus
dans la base de données pour n'importe quelle des raisons
suivantes :
- Si 10 personnes ou plus ont été tuées
- Si 100 personnes ou plus sont
touchées/ blessées/ évacuées ou sont sans
logement
- Si de l'aide nationale/ internationale est nécessaire
- S'il a une importance historique
- S'il y a d'importants dommages ou une interruption des processus
normaux, et que la communauté touchée ne peut se
rétablir par elle-même
RESULTATS RETOURNÉS: 9 (février 2005)
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Blizzard : Toronto (ON), 11 décembre 1944
Décédés: 21
Bléssés: 0
Évacués: 0
Coûts estimatifs: n/ a
Régions affectées:
- Ontario
Description:
Blizzard : Toronto (ON), 11 décembre 1944. En deux jours,
un blizzard laisse 57 cm de neige; les vents violents qui
l’accompagnent et les bancs de neige accumulée paralysent
la ville pendant des jours.
= = = = = = = = = = = [2] = = = = = = = = = = =
Blizzard : Barrie (ON), 18 mars 1973
Décédés: 12
Bléssés: 43
Évacués: 0
Coûts estimatifs: $66,537,000
Régions affectées:
- Ontario
Description:
Blizzard : Barrie (ON), 18 mars 1973. 12 morts et 43
blessés.
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Tempête de neige : péninsule du Niagara (ON), le 28
janvier 1977
Décédés: 0
Bléssés: 0
Évacués: 0
Coûts estimatifs: n/ a
Régions affectées:
- Ontario
Description:
Tempête de neige : péninsule du Niagara (ON), le 28
janvier 1977. À la fin du premier jour de cette tempête
de trois jours, 2 000 personnes sont en détresse. En tout, 3
000 véhicules sont abandonnés et doivent être
déneigés et remorqués. On rapporte dans toutes
les villes le gel de conduites particulières. À St.
Catharines seulement, on rapporte 300 appels de service au cours du
week-end. ON Hydro connaît deux pannes importantes.
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Blizzard : sud-ouest de l'Ontario, le 26 janvier 1978
Décédés: 8
Bléssés: 400
Évacués: 0
Coûts estimatifs: $168,000
Régions affectées:
- Ontario
Description:
Blizzard : sud-ouest de l'Ontario, le 26 janvier 1978. Il tombe 32
cm de neige en 36 heures. Neige abondante et vents forts (plus de 115
km/ h) causent d'importants dommages et font 400 blessés.
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Tempêtes de neige : Ontario et Québec, de novembre
1993 à mars 1994
Décédés: 0
Bléssés: 0
Évacués: 0
Coûts estimatifs: $53,424,000
Régions affectées:
- Ontario
- Québec
Description:
Tempêtes de neige : Ontario et Québec, de novembre
1993 à mars 1994.
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Tempête de neige : Sud de l'Ontario, 10-11 décembre
1995
Décédés: 1
Bléssés: 0
Évacués: 50
Coûts estimatifs: n/ a
Régions affectées:
- Ontario
Description:
Tempête de neige : Sud de l'Ontario, 10-11 décembre
1995. Une tempête hivernale précoce frappe le sud de
l'Ontario; il tombe de 10 à 15 cm de neige, avec des rafales de
vent atteignant 90 km/ h et une température qui tombe à
-40 ºC. La tempête provoque la fermeture de grandes routes,
de centres commerciaux et de ponts, y compris le pont de la Paix entre
l'Ontario et l'État de New York. L'aéroport et le bureau
météorologique de Muskoka sont évacués et
Bracebridge doit déclencher son plan municipal de mesures
d'urgence. Le décès d'un vieillard est attribué
à la tempête.
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Tempête de neige : Sud de l'Ontario, le 3 janvier 1999
Décédés: 11
Bléssés: 7
Évacués: 0
Coûts estimatifs: $30,716,000
Régions affectées:
- Ontario
Description:
Tempête de neige : Sud de l'Ontario, le 3 janvier 1999. Onze
personnes meurent le 3 janvier en pelletant de la neige lourde et
mouillée après l'une des plus fortes tempêtes
à avoir frappé le sud et le centre de l'Ontario depuis
des années. Les villes sont ensevelies sous 40 cm de neige. La
tempête, accompagnée de puissantes rafales de vent
atteignant 70 km/ h, de grésil et de pluie verglaçante,
se déplace vers le nord-est depuis Windsor jusqu'à
Québec en passant par Ottawa. De nombreux aéroports sont
fermés, y compris Pearson International à Toronto.
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Tempête de neige : De Toronto (ON) jusqu'aux Maritimes,
13-15 janvier 1999
Décédés: 2
Bléssés: 0
Évacués: 0
Coûts estimatifs: $122,000,000
Régions affectées:
- Ontario
- Québec
- Nouveau-Brunswick
- Nouvelle-Écosse
- Île-du-Prince-Édouard
- Terre-Neuve-et-Labrador
Description:
Tempête de neige : De Toronto (ON) jusqu'aux Maritimes,
13-15 janvier 1999. Moins de deux semaines après que Toronto
eut reçu 40 cm de neige (voir 1999.002), une autre grosse
tempête déverse 78 cm de neige sur la ville, portant le
total à 118 cm. La neige ferme une partie du réseau de
transport de la ville et des milliers de personnes se trouvent
bloquées. On estime que 1,4 million de résidents des
banlieues sont privés de transport en commun. L'aéroport
Pearson annule 70 vols et en retarde d'autres et des écoles
sont fermées. Le maire Mel Lastman déclare pour la
deuxième fois l'état d'urgence à cause de la
neige et fait appel à l'Armée pour aider à
déblayer la neige et assurer la protection de la ville. Plus de
430 soldats sont envoyés à Toronto. Des bagarres
éclatent entre banlieusards le 13 janvier quand le métro
s'arrête. On fait venir des chasse-neige de tout l'Ontario et
même de l'Île-du-Prince-Édouard pour aider à
déblayer la neige. Au moins deux décès sont
signalés dans le sud de l'Ontario. La région de
Chatham-Kent est également touchée et réclame
aussi l'aide de l'Armée. La tempête touche la quasi
totalité des 7,1 millions d'habitants du sud de l'Ontario et se
déplace ensuite vers l'est le 15 janvier pour dévaster
les Maritimes.
= = = = = = = = = = = [9] = = = = = = = = = = =
Tempête de neige : Barrie (ON), le 13 février 1999
Décédés: 0
Bléssés: 30
Évacués: 0
Coûts estimatifs: n/ a
Régions affectées:
- Ontario
Description:
Tempête de neige : Barrie (ON), le 13 février 1999.
Un énorme accident se produit sur l'autoroute 400 près
de Barrie entre la route 89 et la rue Dunlop. Jusqu'à 150
véhicules sont impliqués dans l'accident qui
s'étend sur deux kilomètres. Au moins 30 personnes sont
blessées dont six sont dans un état critique. L'accident
est attribué au mauvais temps et au manque de visibilité
causé par la neige.